« Nous ne nous engageons pas pour nous faire insulter, brimer, frapper et violer »

Monsieur le Ministre,

Vous prétendez qu’il n’y a pas eu d’omerta? N’avez-vous donc pas lu le livre? N’y-a-t-il personne pour vous faire la synthèse des commentaires écrits ici ou là par des victimes? Savez-vous vraiment ce qui se passe, TOUT se qui se passe derrière les murs des casernes, bases, établissements…dont vous avez la responsabilité? Car le chef a la responsabilité de la santé physique et morale des hommes et des femmes qu’il commande, non?

« Chaufferettes » durant la seconde guerre mondiale, « miss » en Indochine, « PPO, paillasses pour officiers  » ensuite, « grosses » à présent, les femmes dans les armées n’ont de cesse de subir les discriminations de certains de leurs camarades, ou supposés tels. Sans parler du harcèlement et des violences.

Les officiers sont généralement friands de littérature militaire. Ils ont dû passer à côté des ouvrages écrits par les femmes. Je ne parle pas seulement de ceux écrits par des générales ou amirales, je pense à ceux écrits par des femmes beaucoup moins illustres, beaucoup moins gradées, qui racontent les mêmes histoires, avec 20, 30, 40, 50 ans d’écart, que celles lues dans La guerre invisible. Rien n’a changé, monsieur le Ministre, ne faites pas mine de découvrir la roue.

Qu’en pense le chef de l’État, chef des armées ?

Le passé, pour les victimes, se conjugue toujours au présent.
Quelles mesures vont être prises pour sanctionner ceux qui ont étouffé et couvert les violences? Pour enfin punir ceux qui, par leurs menaces de mutation envers les victimes, ont ajouté de la souffrance aux crimes et délits commis par des militaires? Car oui, le viol est crime, et pas une pratique sexuelle un peu « forte » et « virile ». Et non, nous ne nous engageons pas pour nous faire insulter, brimer, frapper et violer. Le patriotisme ne va pas de pair avec des attributs sexuels masculins, la loyauté n’est pas réservée aux seuls hommes. Jusqu’à quand va-t-on parler de notre « place » comme s’il fallait sans cesse la mériter alors qu’elle nous revient de droit, comme aux hommes ? Serions-nous moins libres et moins égales que vous? Juste bonnes à accrocher sur les grilles du ministère pour rendre le boulevard plus attractif, moins austère?

Me répondrez-vous?

Marie (nom d’emprunt d’un sous-officier supérieur féminin qui a rédigé des compte-rendus jamais sortis des murs de son unité alors qu’à deux reprises au moins son cas aurait dû faire l’objet d’un message EVENGRAVE)

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un commentaire

  1. Un syndicat dans l’armée, c’est pour l’an 1789 ?

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